prochaines représentations
photos
extraits vidéos
téléchargements
prochaines représentations
photos
extraits vidéos
téléchargements
prochaines représentations
photos
extraits vidéos
téléchargements
prochaines représentations
photos
extraits vidéos
téléchargements
prochaines représentations
photos
extraits vidéos
téléchargements
prochaines représentations
photos
extraits vidéos
téléchargements
prochaines représentations
photos
extraits vidéos
téléchargements



Programme de 2 heures sans entracte composé des pièces “Which side story ?” et “Seul l’arbre”.
Création chorégraphiques de Michel Hallet Eghayan en collaboration avec le paléoanthropologue Pascal Picq.
Musiques de Gilles Colliard, Guy Lathuraz et Jean-Christophe Désert.
“Which side story?” constitue avec la conférence dansée le premier volet d’Arborescence” consacré aux origines. N’en déplaise à la longue tradition de l’échelle des espèces héritée du fond des âges de la pensée anthropocentrique occidentale, la bipédie n’est pas apparue à la suite d’un coup de rein audacieux décidé par un ancêtre grand singe fatigué de sa condition simiesque et brusquement animé d’un désir de devenir humain. Ce n’est pas la bipédie mais des bipédies qui descendent des arbres. Il y a même une forêt de bipédies. Mais comment exprimer cette diversité des déambulations sur deux pieds ?
Toutes ces valses hésitations peuvent se traduire par des équations biomécaniques, des modélisations sur ordinateurs, des descriptions anatomico- fonctionnelles… Nécessaire et rigide tâche des scientifiques. Cependant est-ce que toutes ces démarches scientifiques peuvent tout dire ? Ce que l’on sait, c‘est que notre corps conserve quelques unes des grandes étapes de son évolution. Si la bipédie peut se concevoir comme une libération du corps, pour autant elle en conserve les empreintes de son passé. C’est donc par la danse que l’on peut à la fois retrouver et exprimer ce que les sciences ne peuvent pas dire. Ce corps de bipède, le nôtre, peut ainsi entrer dans la danse des hypothèses et exprimer par la gestuelle et la musique les premiers pas si maladroits qui vont de “Lucy in the sky with diamonds” aux danseurs étoiles.”
“Seul l’arbre...” qui clôt le second volet d’”Arborescence” se déploie sur la diversité culturelle des peuples de l’humanité réduite à une seule espèce. Alors que dans “Which side story?” la diversité des expressions corporelles s’ouvre depuis une simplification des rythmes de déplacements naturels des hommes, il en va de même maintenant pour la diversité culturelle de la multitude des populations d’une seule espèce.
“Seul l’arbre …” propose un autre regard sur l’histoire de l’humanité. Aucune culture humaine comme aucune langue parlée n’est plus archaïque qu’une autre ; aucune n’est restée figée dans une étape d’une “pré-histoire”. Toutes expriment des possibles, des différences ; toutes sont reliées les une aux autres par les contingences de leurs histoires ; toutes composent la frondaison du plus beau des arbres, celui de notre humanité actuelle, et sont reliées par autant de branches témoins de notre Histoire. De même que pour l’histoire des langues où l’arbre des familles linguistiques issue d’une hypothétique Tour de Babel reproduit l’arborescence des parentés génétiques entre les populations humaines, « Seul l’arbre…» évoque par la richesse des danses du monde, mais aussi des voix et des musiques, le déploiement des cultures nourries d’un corps commun à tous les hommes.
Pascal PICQ
“(...) Un spectacle beau et intelligent dont on attend la suite annoncée.”
Sciences et Avenir.